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Les Italiens boycottent les pâtes
2007-09-13


Une journée entière sans pâtes. Les Transalpins vont-ils tenir? A en juger par l'ampleur du phénomène, qui a été largement repris par les médias italiens, on pourrait y croire. En guerre contre les augmentations de prix, quatre associations de consommateurs invitent aussi les "grévistes" à emporter leur repas au travail, à n'utiliser le téléphone que pour les appels urgents, à ne pas acheter de cigarettes et à passer la soirée en famille plutôt qu'au cinéma. Tout cela, en réaction à la hausse générale du prix de la vie en Italie. Destinée à "alerter le gouvernement", cette grève devrait être suivie par plus d'un Italien sur deux.


Du côté de la nourriture stricto sensu, le prix du pain et des céréales a crû respectivement de 2.5% et 2.9% entre juillet et août selon l'Istat (l'Insee italienne). Les fruits ont augmenté encore plus, avec une hausse de 6.1% sur la même période.


Une manifestation qui a pris du poids depuis que le ministre de la Justice italien, Clemente Mastella, et la ministre de la Famille, Rosy Bindi, avaient assuré qu'ils participeraient à la grève en oubliant pendant 24 heures "spaghetti", "fusilli" ou "farfalle". D'après une enquête menée dans six grandes villes italiennes, près de la moitié des personnes interrogées ont affirmé qu'elles n'achèteraient pas de pâtes dans les supermarchés aujourd'hui en soutient au mouvement.


Une hausse des prix généralisée. Contacté par Lefigaro.fr, un porte-parole d'une de ces associations souligne "qu'il n'y a pas que le prix des pâtes qui augmente, puisque cela touche tous les biens de consommation de base, comme le lait, le pain ou les œufs, mais aussi les billets de train, la facture d'électricité, etc." Alors pourquoi dénommer cette journée la "grève des pâtes"?' "Parce que c'est le produit symbolique de l'Italie" souligne le porte-parole. Un symbolisme qui va coûter de plus en plus cher, puisque l'Union industrielle des fabricants de pâtes italiens (UNPI), a déjà prévu d'augmenter le prix du paquet de pates entre 12 et 14 centimes d'euro. Pour protester contre cette augmentation, les associations de consommateurs avaient commence dès 10 heures à distribuer des paquets de pâtes gratuitement devant le siège du gouvernement italien à Rome.


Un caddie de plus en plus cher. Si la situation se poursuit au rythme actuel, les ménages italiens risquent de payer leurs courses 700 euros de plus par an. Pourtant, certains comme Luciano Rossi, relativisent l'impact de cette hausse. Le directeur de "Toscana cereali", une association de producteurs céréaliers, avait souligné dans les médias italiens que "l'augmentation prévue du prix des pâtes est en train de générer une psychose collective qu'il serait bon de ne pas alimenter, et cette grève ne risque de menacer que les producteurs". Il rajoute que, si augmentation il y a, celle-ci sera infime par rapport à l'augmentation d'autres biens. Oui mais voilà, en Italie, on ne touche pas à la pasta




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